Un nouvelle orientation des musées en Pays de la Loire

octobre 14, 2009 by

europePour cette nouvelle rentrée, Museeloire se tourne vers nos voisins européens. Les musées des Pays de la Loire sont toujours présents sur le devant de la scène culturelle, ouvrant ainsi leurs portes aux artistes européens. Dans la continuation des précédents articles nous vous proposons des visites hebdomadaires des différents lieux culturels de l’Ouest, traitant de la culture artistique européenne. Nous espérons parcourir avec vous un certain nombre d’aspects de l’offre culturelle européenne, avec un seul mot d’ordre « unis dans la diversité » !

Jeanne Bossard et Pauline Bouchet

Le Bon Roi René fête son anniversaire !

mars 9, 2009 by

À visuel_1631l’occasion du 600ème anniversaire du roi René de nombreux musées s’inscrivent dans une programmation exceptionnelle dans la région des Pays de la Loire. D’Angers à Saumur, une multitude d’animations viennent enrichir la vie culturelle des musées alentours.
Le 16 janvier 1409 naissait le « bon roi René » dans la cité angevine. Cette commémoration est l’occasion de rappeler aux visiteurs que le roi René d’Anjou était un homme amoureux des arts et des lettres, un architecte, un chasseur averti ; en bref, un prince atypique.
Une quinzaine de sites vont rendre hommage à la légende du roi René : le château d’Angers, la collégiale Saint Martin d’Anjou, l’ancien couvent de la Baumette, le château de Montriou, les Ponts-de-Cé, le château de Baugé, le manoir de Launay, le château de Chanzeaux, et enfin le château de Saumur. Concerts, expositions, conférences, spectacles viennent s’ajouter aux programmations de tous ces lieux historiques tout au long de l’année 2009.Profitez de cet anniversaire pour découvrir ou redécouvrir l’histoire des Pays de la Loire…
Jeanne BOSSARD et Pauline BOUCHET.

Le Musée Jean-Lurçat présente une collection inédite.

février 6, 2009 by

aff40x60_LurcatAngers.inddDepuis le 29 novembre dernier, le musée Jean Lurçat met à l’honneur son artiste éponyme à travers une exposition qui s’attarde sur les grands thèmes de l’artiste. Ainsi, Mme Lurçat a généreusement prêté 14 tapisseries (de 1940 à 1965) à l’Institut de France, qui viennent enrichir la collection déjà présente au musée. Il ne s’agit pas ici de retracer le travail de Jean Lurçat de manière chronologique, mais plutôt de s’intéresser aux motifs récurrents dans ses tapisseries : les astres, le bestiaire, la Terre et les quatre éléments…
Cette exposition temporaire s’inscrit enfaite dans un projet européen qui vise à promouvoir la tapisserie contemporaine européenne sous tous ses aspects. Deux autres volets complètent cette démarche européenne : une résidence d’artiste (pour soutenir les jeunes liciers et la création) ainsi qu’un colloque international qui aura pour but de dresser un état des lieux de la tapisserie contemporaine en Europe. Les Tapisseries actuellement présentées à Angers ont déjà commencé leur voyage à travers l’Europe : elles ont été exposées au Musée des Arts décoratifs et du Design de Riga en Lettonie et au Musée Central du Textile de Lodz en Pologne.
Vous avez jusqu’au 17 mai pour venir admirer cette exposition itinérante.
Jeanne BOSSARD et Pauline BOUCHET.

Robert Tatin dépoussière les musées d’art …

janvier 23, 2009 by

dragon_profil__081293800_1634_121220075Si la prononciation du mot « musée » vous évoque des vitrines empoussiérées, venez visiter le musée Robert Tatin en Mayenne !
Vous pourrez ainsi découvrir la maison que l’artiste acheta en 1962 dans la commune de Cossé-le-Vivien. De son vivant, Robert Tatin imagine déjà sa propriété comme un carrefour des civilisations occidentales et orientales. Pendant une vingtaine d’année ce domaine va être conçu comme un véritable lieu d’exposition. En effet, une multitude de sculptures de ciment armé peint viennent orner l’itinéraire des visiteurs.
901911_jeu_n1__022228100_1103_240520071Le musée Robert Tatin est composé de plusieurs éléments importants : L’allé principale (qui est bordée par une vingtaine de statues), le jardin des méditations et, bien sûr, la maison de l’artiste. C’est dans cette maison, que vous pourrez admirer la salle des peintures. Robert Tatin, en plus de ses nombreuses sculptures, a réalisé une multitude de peintures.
Enfin, vous terminerez votre visite par le champ de Sculptures. Plusieurs œuvres y sont visibles. Elles ont été réalisées par des artistes ayant exposé dans le musée.

Jeanne BOSSARD et Pauline BOUCHET

Les objets d’art s’exposent à la Collégiale Saint-Martin d’Anjou (Angers).

décembre 10, 2008 by

affiche_100ans_caoa3La Collégiale Saint-Martin, depuis sa réouverture en 2006, a mis en place une politique culturelle active. C’est dans cette logique que sa programmation annuelle est ponctuée de nombreuses expositions temporaires. Depuis le 25 octobre a lieu une exposition intitulée : « 100 ans de conservation d’objets d’art ». Vous avez jusqu’au 4 janvier pour venir admirer tableaux, tapisseries, objets d’orfèvrerie, ainsi que des objets du patrimoine industriel et scientifique du Maine-et-Loire. Cette exposition vise à promouvoir le champ d’action de la conservation ainsi que l’extraordinaire diversité des objets collectionnés en Anjou. Vous êtes néophyte en ce qui concerne la conservation ? Aucun soucis, puisqu’ un commentaire de chaque œuvre vous permettra d’accéder aux clés de lecture pour comprendre cette exposition.
Il est nécessaire de faire un rappel sur l’histoire de la Collégiale. En effet, cet édifice classé monument historique depuis 1928, a été longtemps négligé par la population angevine. Suite à une détérioration aggravée du bâtiment jusque dans les années 80, et après 20 ans de travaux de restauration, la Collégiale est désormais réhabilitée en musée. Venez profiter de ce monument désormais incontournable de la scène culturelle d’Angers, ouvert tout au long de l’année. Une exposition permanente vous permettra d’apprécier une collection de statues originaires de l’Anjou.
Jeanne BOSSARD et Pauline BOUCHET.

Simon Vouet ou le génie d’un français en Italie.

décembre 7, 2008 by

couverture2Le Musée de La Roche-sur-Yon et son exposition sur Nicolas Toussaint et la légende Napoléonienne, n’est pas le seul à bénéficier du label d’intérêt national dans la région des Pays de la Loire. Le Musée des Beaux-arts de Nantes est aussi mis à l’honneur par le Ministère de la Culture et de la Communication avec son exposition intitulée : « Simon Vouet : les années italiennes 1613-1627» qui se déroule du 21 novembre 2008 au 23 février 2009.

Entre 2002 et 2003, le Musée des Beaux-arts de Nantes avait déjà réalisé une première exposition sur le travail de Simon Vouet en France : « Simon Vouet ou l’éloquence sensible ». L’exposition présentée ces jours-ci s’inscrit dans la continuité de cette première rétrospective sur la carrière de Simon Vouet. La mise en place de cet évènement au Musée des Beaux-arts a permis de réunir  des œuvres dispersées dans le monde entier (de Washington à Los Angeles, en passant par Gênes et Rome mais aussi Paris et Lyon).

Simon Vouet arrive à Rome en 1613. Il se laisse d’abord influencé par les œuvres de Carrache et Le Caravage. Il réussit peu à peu à se faire un nom à Rome, notamment pendant le pontificat d’Urbain VIII. Ainsi, en 1624, il atteint la consécration puisqu’il est élu Prince de l’Académie de Saint-Luc. Il est même le premier français à recevoir une commande pour la basilique Saint-Pierre de Rome.  Simon Vouet restera une quinzaine d’années en Italie, en 1627 Louis XIII le rappel en France pour qu’il devienne son premier peintre.

Les amoureux de peintures ne seront pas déçus par cette exposition haute en couleurs, encensée non seulement par les critiques mais aussi par l’Etat.  

 Jeanne BOSSARD et Pauline BOUCHET.       

Le label d’intérêt national.

décembre 3, 2008 by

Suite à l’article précédant concernant l’exposition de la Roche-sur-Yon, il est indispensable de préciser ce qu’est le label d’intérêt national. Il est décerné par le Ministère de la Culture et de la Communication. Christine Albanel a définit le 26 février 2008 les dix expositions choisies pour recevoir ce prix pour l’année 2008. Voici la liste des dix expositions :

Strasbourg 1400, un foyer d’art dans l’Europe Gothique
Strasbourg, Musée de l’Œuvre Notre-Dame, 28 mars -6 juillet 2008.

Henry Martin (1860-1943) – Du rêve au quotidien
Cahors, musée Henri-Martin, 7 juin-6 octobre 2008.
Bordeaux, musée des Beaux-arts, 23 octobre 2008-1er février 2009.
Douai, musée de la Chartreuse, 6 février-10 mai 2009.

Fauves Hongrois 1904-1914
Céret, musée d’art moderne, 22 juin-12 octobre 2008.
Cateau-Cambrésis, musée départemental Matisse, 25 octobre 2008-22 février 2009.
Dijon, musée des Beaux-arts, 13 mars-15 juin 2009.

Le roi Arthur, une légende en devenir
Rennes, musée de Bretagne, 15 juillet 2008-4 janvier 2009.

Nicolas-Toussaint Charlet (1792-1845). Aux origines de la légende napoléonienne
La Roche-sur-Yon, musée de la Roche-sur-Yon, 10 octobre 2008-10 janvier 2009.

La volupté du goût. La peinture au temps de Madame de Pompadour
Tours, musée des Beaux-arts, 11 octobre 2008-12 janvier 2009.

1945-1949. Repartir à zéro, comme si la peinture n’avait jamais existé
Lyon, musée des Beaux-arts, 24 octobre 2008-2 février 2009.

Franck Sorbier, l’artisan poète
Lyon, musée des tissus et des Arts décoratifs, 18 mars-20 septembre 2009.

Simon Vouet : les années italiennes 1613-1627
Nantes, musée des Beaux-arts, 21 novembre 2008-23 février 2009.
Besançon, musée des Beaux-arts, 27 mars-30 juin 2009.

Nos ancêtres les Barbares, voyage autour de trois tombes de chefs francs
Saint-Dizier, musée de Saint-Dizier, 29 novembre 2008-30 juin 2009.

Voici ce que promeut ce programme : « les expositions labellisées d’intérêt national sont sélectionnées à la fois pour leur qualité scientifique et pour le caractère innovant des actions de médiation culturelle en faveur d’un large public qu’elles proposent. Ces expositions participent ainsi à la politique de diffusion et d’élargissement des publics menée par le ministère de la Culture et de la Communication. Chaque manifestation bénéficie ainsi d’une subvention exceptionnelle allant de 20 000 à 40 000 euros de la direction des musées de France. » Communiqué de Presse du ministère de la Culture et de la Communication.

Jeanne Bossard et Pauline Bouchet.

La Roche-sur-Yon revit son histoire.

décembre 2, 2008 by

Rappelons le but de notre blog : vous proposez une visite virtuelle des différents musées des Pays de la Loire, des différentes expositions temporaires organisées. Après vous avoir parlé d’Angers, de Nantes, mais aussi de Cholet, de Laval, et de Mayenne, il nous semble important d’aller aujourd’hui en Vendée (85), plus précisément dans la ville de La Roche-sur-Yon.

La Roche-sur-Yon est une ville fondée par Napoléon Ier. Quelques années seulement après, le musée de la Roche-sur-Yon fut créé, dans la seconde moitié du XIXème siècle, mettant en avant la peinture et les arts graphiques depuis sa création, ainsi que la photographie contemporaine.

arton29921Le musée de la Roche-sur-Yon organise du 11 octobre 2008 au 17 janvier 2009 une exposition temporaire « Nicolas-Toussaint Charlet (1792-1845), Aux origines de la légende napoléonienne ». Elle traite d’un aspect souvent délaissé dans les différentes expositions autour de Napoléon Ier et du Premier Empire. Il s’agit de la légende Napoléonienne et de son développement de la période romantique (les années 1820) jusqu’à la fin du Second Empire (1870). Un des grands illustrateurs à s’être emparé de ce sujet est Nicolas-Toussaint Charlet.

Nicolas-Toussaint Charlet fut un des pionniers de la lithographie, technique novatrice au début du XIXème siècle. Admiré par son époque grâce à son art et cette technique, il fût malheureusement tout comme ce médium oublié par la suite.

Cette exposition met donc en lumière cet artiste mais également Napoléon, sans qui la Roche-sur-Yon n’existerait sûrement pas. Il semble logique que la ville lui rende cet hommage.

Pour conclure, cette exposition fait partie des incontournables en cette fin d’année 2008. En effet, elle est parmi les dix expositions à avoir reçu le label d’intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication cette année.

Jeanne Bossard et Pauline Bouchet.

L’architecture à l’affiche.

novembre 26, 2008 by

le_corbusierDepuis le 10 novembre, et ce jusqu’au 12 décembre 2008, la Maison de l’architecture, des territoires et du paysage d’Angers, expose. A l’affiche, nous retrouvons Le Corbusier, artiste phare du mouvement moderne. L’exposition s’intitule Connaître Le Corbusier et présente des dessins, des photos et des analyses sur l’œuvre de l’architecte. Pour mieux connaître cet artiste avant d’aller voir cette exposition, il nous semble important de préciser quelques informations sur cet homme.

Le vrai nom de Le Corbusier est Charles-Edouard Jeanneret-Gris. Il est à la fois architecte, décorateur, urbaniste, peintre et homme de lettres d’origine suisse normand, naturalisé français, né le 6 octobre 1887 à La-Chaux-de-Fonds et mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin.

Il est l’un des principaux représentants du mouvement moderne, avec d’autres artistes tels que Ludwig Mies Van der Rohe, Walter Gropius ou encore Alvar Aalto. Du Corbusier, on se souvient aujourd’hui de nombreuses choses : son invention de l’Unité d’habitation (réflexion sur le logement collectif) mais aussi de ses 5 piliers (la toiture terrasse, le plan libre, la maison sur pilotis, le béton armé et la façade ouverte), et bien d’autres encore…

Si cela vous intéresse d’admirer en vrai un de onyx-musee-le-corbusier3ses bâtiments, nous vous indiquons que la salle de spectacle Onyx à Nantes St-Herblain (44) est un des ouvrages du Corbusier.

Jeanne Bossard et Pauline Bouchet.

Laval, digne héritière du Douanier Rousseau.

novembre 24, 2008 by

musee-lavalPoursuivons notre escapade culturelle dans le département de la Mayenne avec le Musée du Vieux-Château de Laval :

La ville de Laval est rattachée depuis longtemps à l’art naïf puisque c’est la ville d’origine du Douanier Rousseau.  Le Musée de Laval se consacre depuis 1967 à cette forme d’art. Dans un premier temps c’est grâce à la donation Jules Lefranc que ce musée a pu voir le jour. Enrichi par différents dons et de nouvelles acquisitions, le Musée du Vieux-Château dispose aujourd’hui d’une collection importante. Ceci étant dit, ce musée fonctionne de manière atypique puisque l’ensemble des collections extra-européenne (peintures, sculptures, arts décoratifs, objets archéologiques et ethnologiques…) est conservé en réserve, et donc inaccessible au public au long de l’année. Une à deux fois par an le musée organise des expositions pour permettre au public de se familiariser avec cet art souvent méconnu.

L’art naïf répond à plusieurs caractéristiques. D’abord les artistes et auteurs n’ont suivi aucun parcours académique : ils inventent leur propre technique. Ce style artistique relève donc de l’expression personnelle. C’est pourquoi les artistes naïfs refusent de diffuser leur art par le biais des institutions officielles. Dans la perspective de valoriser l’art naïf mais aussi les arts premiers, le Musée du Vieux-Château est membre du projet Museoartpremier. Ce projet vise à promouvoir les nombreuses collections rassemblées partout en France au cours le la période coloniale et de relier ainsi passé et présent.  Le musée du Vieux-Château de Laval est donc le lieu parfait pour les curieux en mal d’exotisme…

Jeanne BOSSARD et Pauline BOUCHET.


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